TÉMOIGNAGES DE VISIONNAIRES OU D'APPARITIONS

Alphonsine Mumureke
"Il y a des émotions qui m'emportent chaque fois que je me rappelle cette expérience qui change la vie." a déclaré Alphonsine Mumureke. Le 28 novembre 1981, une série d'événements extraordinaires se sont déroulés. Alphonsine Mumureke est une voyante reconnue par l'Église catholique en 2001. Elle est née le 21 mars 1965 à Cyizihira, la paroisse de Zaza, diocèse de Kibungo, fille de Thaddée Gakwaya et de Marie Immaculée Mukarasana. Elle a été baptisée le 27 juillet 1977, à l'âge de 12 ans. Alphonsine Mumureke, une étudiante de 16 ans, fréquentait un collège dirigé par des religieuses quand elle a vu une figure extraordinaire que personne d'autre ne pouvait voir. Elle a dit : "C'était un samedi, comme n'importe quel autre jour d'école, et je rangeais les assiettes dans le réfectoire quand j'ai entendu la voix qui disait "enfant", puis je me suis retrouvée isolée et j'ai perdu de vue les camarades autour de moi. Tout ce que je voyais, c'était une dame debout dans le nuage, et je lui ai demandé : "Qui êtes-vous, madame ?" et elle m'a répondu : "Je suis la Mère du Verbe". La Mère du Verbe lui a demandé d'encourager ses amis à prier avec elle et lui a parlé de ses futures visites. Alphonsine Mumureke a raconté ce qu'elle avait vu à la directrice du collège, qui ne la croyait cependant pas et l'a exhortée à cesser toutes ses bêtises. Néanmoins, cela n'a pas empêché la Vierge Marie de lui rendre visite et Alphonsine a maintenu sa position sur le message de la Mère du Verbe. La région de Gisaka d'où venait Alphonsine était connue pour ses pratiques magiques et son occultisme, si bien que les gens ont commencé à penser qu'Alphonsine agissait par des forces surnaturelles. Elle a eu beaucoup de mal à faire croire son histoire à tout le monde, à l'école en raison de tant de critiques négatives. Elle a donc prié pour obtenir des forces et des conseils de la Mère du Verbe afin de surmonter les incertitudes, et elle les a reçus. Le chapelet, la messe, les mystères de son Fils et le sacrement de l'Église sont les éléments essentiels qui lui ont permis de surmonter ses difficultés. "Ce que je peux dire comme message pour le monde, c'est d'aimer la Vierge Marie, de réciter le Rosaire et de se convertir", conclut Alphonsine. Alphonsine a montré tant d’enthousiasme pour devenir religieuse, et actuellement, elle est consacrée dans un monastère en Italie.

Nathalie Mukamazimpaka
"La beauté de la Vierge Marie est étonnante au point que je ne peux en obtenir aucune référence dans ce monde. Son teint de peau est très différent du nôtre. Elle ne ressemble ni à une Noire, ni à une Blanche, ni à une Indienne, ni à une Arabe, ni à une métisse. Elle est magnifique", a déclaré Nathalie Mukamazimpaka. Nathalie Mukamazimpaka est également l'une des trois voyantes reconnues par l'Église en 2001. Fille de Laurent Ngango et de Gaudence Mukabaziga, elle est née en 1964 à Munini dans l'actuel district de Nyaruguru, dans la paroisse de Muganza, diocèse de Gikongoro. L'apparition était un moment inhabituelle à l'école. Nathalie et d'autres élèves n'ont pas bien compris et ont eu du mal à croire ce qu'Alphonsine a dit à propos de sa rencontre avec la Mère du Verbe ("Nyina wa Jambo") car ils ne disposaient d'aucun fait. Nathalie Mukamazimpaka aimait prier, mais elle n'avait jamais pensé aux apparitions jusqu'au jour où la Vierge Marie lui est apparue pour la première fois, le 12 janvier 1982. Comme en témoigne Nathalie Mukamazimpaka, la Vierge Marie avait l'habitude de leur donner rendez-vous pour les prochaines visites. Deux ans plus tard, la Vierge Marie lui a révélé qu'elle ne lui rendra plus visite publiquement. Au lieu de cela, elle enverra des signes de sa présence aux personnes qui visiteront Kibeho. Depuis juillet 1982, Nathalie habite en permanence sur le site des apparitions à Kibeho selon le désir de la Mère de Dieu.

Marie Claire Mukangango
Comme les apparitions de la Vierge Marie sont une série d'événements extraordinaires qui se produisent au collège, Marie Claire Mukangango, une fille opposée aux soi-disant apparitions à Alphonsine et Nathalie, est la troisième élève à qui la Mère du Verbe s'est révélée le 2 mars 1982. Ce jour-là, c’était pendant une courte pause de classe à 10 heures du matin, lorsque, par prudence, elle a invité une élève choisi au hasard à faire une petite promenade dans un jardin de tomates derrière le dortoir. Peu de temps après, Marie Claire s'est évanouie et s'est sentie emportée dans un endroit sombre et terrifiant, respirant un air très différent de celui qu'elle avait l'habitude de respirer. Elle s'est retrouvée à courir sans savoir où elle allait, et s'est soudainement arrêtée dans la chapelle, ce qui ne lui a pas plu car Alphonsine y passait habituellement son temps. Elle a vu des figures humaines effrayantes, toutes en noir, qui menaçaient de la détruire. Cela lui est arrivé à deux reprises. Plus tard, le même jour, lors d'un cours de chant, Nathalie a demandé la permission d'entrer dans le dortoir, et elle l'a obtenue. Sœur Blandine a senti que Nathalie avait un rendez-vous pour une apparition à 9 heures du matin, qui approchait. Elle a invité toute la classe à suivre Nathalie pour être témoin de ce qui allait se passer, et Marie Claire était parmi les élèves. Alors que Marie Claire était concentrée sur l'apparition de Nathalie, elle a eu une peur étendue qui s'est développée de manière intolérable dans son corps. Soudain, elle se sentit emportée dans un merveilleux et brillant endroit isolé. Lentement, sa peur s'est atténuée. Elle entendit une belle et tendre voix qui l'appelait et lui demandait de ne pas avoir peur. Ce jour-là, Marie Claire et Nathalie ont eu une apparition commune. Le 6 mars 1982, Marie Claire est de nouveau emmenée dans le bel endroit où elle pouvait, cette fois-ci, voir la Vierge Marie de près et clairement. Ce même jour, la Vierge Marie lui a enseigné le chapelet des sept douleurs et lui a demandé d'enseigner aux autres comment il est récité. Ceci constitute le message spécial de la part de la Mère du Verbe. Malheureusement, Marie Claire Mukangango et son mari, Elie Ntabadahiga, ont été tués lors du génocide de 1994 contre les Tutsis.